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Arthrite et cataracte

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Découvrez ce recueil de nouvelles de Mickaël Feugray aux Editions In&dits

Format : 12 x 19 cm – 128 p

Catégorie

En bref

Des vioques, des vieillots, des ancêtres… oubliez vos a priori sur la vieillesse, la retraite et l’amollissement des chairs, nos petits vieux sont d’incorrigibles poils à gratter : entrez dans la danse du troisième âge, ça va swinguer dans les articulations ! Plus de temps à perdre au pays des prothèses, un seul mot d’ordre : vivre ! Oui, mais vivre vraiment.
Bidouilleur de mots, chatouilleur de son et farfouilleur de joie, Arthrite et cataracte semble bien être le premier livre de Mickaël Feugray.

 

L’Extrait

Ursula se fait de la dépense une religion, des subventions un divertissement, des folies une récréation (elle n’est pas du genre à hoqueter pour un petit million). Là où d’autres prennent plaisir à se promener en bord de mer, crapoter dans l’eau et goûter une glace à l’italienne, la Baronne de Gombrowicz aime à acheter le bord de mer, la crique et le marchand de glaces (elle y rajoutera du sable et des galets s’il le faut, un peu de fraises s’il en manque, et trouvera dommageable que l’eau ne soit pas à vendre) (sous prétexte d’océan) (un bien public) (combien de temps encore ?).
Ne nous fourvoyons point, elle n’est pas femme en perdition ni un panier percé, bien au contraire, tout est calcul : elle s’achète une renommée, elle travaille à sa réputation et plus particulièrement à celle de son mari.

Tout dans sa gestuelle traduit sa noblesse et ses nobles desseins (elle se gratte le nez, la tête, les bras et les arpions de façon noble) (possédant un derme noble) (riche de nobles mycoses). Un port altier, un autre à Deauville, elle ne se déplace jamais sans son yacht ni son chapeau à fleur, orné d’une plume de dodo sauvage (les dodos domestiques ayant les ailes atrophiées). Ursula Gombrowicz flambe, calcine, embrase les esprits de son legs marital et il faut que ça se sache.

 

Avis

  1. :

    J’ai découvert le talent de Mickaël lors d’un concours de nouvelles, et j’ai immédiatement été sous le charme de son ton décalé. Il ose, dérange, transgresse, joue avec son lecteur, suggère des émotions inattendues. Mickaël est un trublion, il s’approprie la langue, ouvre (souvent) des parenthèses, triture les phrases, sculpte, compose des partitions inédites à partir de détails insignifiants. Au bout du compte, il fait chavirer nos certitudes avec une subtile cruauté. Une pépite inclassable…

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